Le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, Lounceny Camara a procédé au déguerpissement des constructions ‘’anarchiques et illégales  » situées dans le lit du cours d’eau de Demoudoula. Cette action qui s’est déroulée jeudi 13 juillet dernier, fait suite à la visite récente du Président de la République à la forêt communautaire de ce quartier, dans la commune de Ratoma.
Plusieurs familles ont vu leurs habitations se faire démolir par le ministre de l’aménagement de la ville, Lounceny Camara dans les encablures du marigot de Démoudoula. Une démarche qui vise, selon les autorités, à éviter les risques d’inondations qu’a connues Kaporo rails au mois de juin dernier.
Lounceny Camara, ministre de l’aménagement de la ville, a rappelé que les constructions anarchiques et illégales situées dans le lit du cours d’eau de Demoudoula ont fait l’objet de marquage par des services techniques en vue de leur démolition pour éviter les inondations et assurer la protection des populations riveraines et leurs biens.
Sur le site, tristesses et colères caractérisent l’état d’âme des occupants qui observent impuissamment le spectacle désolant qu’offrent leurs habitations démolies.
Dans les décombres, certains ex-occupants s’activent à la recherche de derniers biens à récupérer avec l’aide des ferrailleurs et menuisiers qui s’affairent à cœur joie à dépoussiérer barres de fer et morceaux de bois.
Sur les ruines de sa maison, Nènè Aissatou Diallo, ne retient pas ses larmes. Désemparée et ne sachant plus à quel saint se vouer, déplore cette opération des autorités de la place. « On ne sait plus où dormir. Ce sont des engins lourds du génie militaire accompagnés par des gendarmes en gros bras qui sont venus nous faire sortir de nos maisons. Ils sont arrivés pour tout casser sans qu’on ne puisse rien faire. On a été prévenu seulement mardi soir », a-t-elle confié.
Selon le directeur de l’Habitat de Ratoma, Saidou Bangoura, cette opération fait suite aux nombreuses plaintes portées par certains riverains du marigot de Démoudoula, victimes d’inondations. « Après un mois de constat, nous avons demandé à tous ceux qui occupent le lit du cours d’eau de quitter pour le drainage des eaux de pluie. Même les plaignants sont concernés. Tous les cours d’eau sont protégés par une route de 10 mètres. La bande de protection dépend de l’importance du cours d’eau. Pour cette première phase, on dégage ceux qui sont dans le lit du cours d’eau. La deuxième phase viendra et nous allons continuer jusqu’à la limite selon plan d’urbanisation. Il n’aura pas d’exception. Les maisons en chantier ou habitées, tous les bâtiments qui sont sur les emprises de ce marigot seront démolis», a-t-il précisé.

Mariame Diaouné

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